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Snapshots : définir une rétention et garder un point de restauration

Un snapshot ancien peut être une copie oubliée ou le dernier état récupérable d’un service. Définissez une politique de rétention liée aux besoins de restauration, puis vérifiez le périmètre et la cohérence de chaque copie avant de faire le tri.

  1. Définir le besoin de retour arrière

    Demandez au responsable du service quelles pertes de données et quelle interruption seraient acceptables. Distinguez les copies avant déploiement, les archives de migration et les sauvegardes régulières. Une durée identique pour toutes les ressources n’est pas forcément adaptée : une base transactionnelle et un serveur de test n’ont pas les mêmes exigences. Notez une règle de conservation, son motif et la personne qui peut autoriser une exception. Respectez les obligations contractuelles ou légales applicables plutôt que d’adopter un nombre de jours arbitraire.

  2. Inventorier les copies réelles

    Relevez pour chaque snapshot son identifiant, fournisseur, projet, date, ressource source et finalité. Chez Hetzner, les snapshots manuels du disque serveur persistent jusqu’à suppression ; les backups automatiques utilisent sept emplacements avec rotation. Ce n’est pas la même politique de rétention. Chez DigitalOcean, les snapshots de Droplets et de volumes sont des images séparément facturées selon leur taille. Chez Scaleway, vérifiez aussi les snapshots Block Storage issus d’images supprimées : certains restent présents et facturés après suppression de l’image.

  3. Vérifier ce que la copie couvre

    Un nom rassurant ne prouve pas que toutes les données sont incluses. Les backups et snapshots de serveur Hetzner excluent les volumes attachés : documentez leur sauvegarde distincte. DigitalOcean propose un snapshot de volume crash-consistent, qui capture les blocs écrits mais pas forcément les caches ou écritures applicatives en mémoire. La création d’un snapshot Block Storage Scaleway choisit un volume précis ; contrôlez que tous les disques nécessaires au service disposent d’une stratégie. Ajoutez les configurations et secrets requis à votre procédure de récupération sécurisée.

  4. Prouver la restauration

    Avant d’effacer l’ancienne copie, restaurez la remplaçante dans un environnement isolé avec les outils du fournisseur ou de sauvegarde. Vérifiez le démarrage, des fichiers représentatifs et les contrôles applicatifs nécessaires. Une base qui démarre peut encore manquer des transactions ; demandez au responsable métier quels contrôles donnent confiance dans les données. Consignez le résultat, la date du test et les conditions requises. Ne lancez jamais un test qui écrase directement la production, et ne supprimez pas la copie de secours tant que le test reste incomplet.

  5. Décider et conserver une preuve

    Classez les snapshots en trois décisions : garder pour restauration, garder temporairement avec une échéance, ou supprimer après validation. Pour chaque suppression, identifiez explicitement le point de restauration qui reste disponible ; s’il n’existe pas, stoppez le nettoyage. Les copies légales ou les preuves d’incident peuvent justifier une exception documentée. Faites valider les lots par leur propriétaire et gardez une liste des identifiants supprimés. Ne déduisez pas la qualité d’une copie de sa seule récence, ni son inutilité de son ancienneté.

  6. Utiliser InfraSweep à sa place

    InfraSweep signale des snapshots candidats et propose une estimation de coût et une analyse des risques par IA ; il ne crée pas une politique de sauvegarde fiable à votre place et ne restaure pas les copies. Utilisez ses résultats comme une liste à examiner, puis confirmez uniquement les suppressions validées. Conservez l’export PDF ou CSV avec votre décision de rétention. Après nettoyage, vérifiez les copies restantes dans chaque console et planifiez une nouvelle revue lors d’un changement de service ou de stratégie de sauvegarde.

Repérer les ressources orphelines avec InfraSweep

InfraSweep aide à détecter les ressources orphelines, estimer leur coût mensuel et prioriser les vérifications avec l’IA. Il ne remplace pas la facture du fournisseur. Les ressources actives et légitimes ne constituent pas une liste à nettoyer ; vérifiez le contexte avant toute suppression.

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